DES NOUVELLES DE CE DéBUT OCTOBRE 2025 :
Au MEMÔ, l’horizon se dégage… des perspectives heureuses.
Après des mois de travail aux côtés d’architectes, d’urbanistes et des collectivités locales pour démêler une situation administrative complexe et pleine d’incertitudes, nous commençons à entrevoir une issue favorable.
L’évolution des règles d’urbanisme sur la Métropole et l’entrée en vigueur du nouveau PLUi (Plan Local d’Urbanisme intercommunal), compatible avec le projet architectural hors normes du MEMÔ, ouvrent la voie à la validation du permis de construire. Ce précieux sésame permettra au MEMÔ, au premier semestre 2026, de passer du statut d’installation temporaire à celui de lieu pérenne et d’envisager une réouverture durable et tant attendue !
Depuis près de 20 ans, le MEMÔ se développe en dehors des cadres académiques.
C’est plus qu’un lieu : c’est une œuvre partagée, vivante, née de la rencontre entre artistes, technicien·nes et bénévoles. Il vit au gré des expérimentations et des projets, défend l’imagination, la créativité et la différence : une fabrique sensible, de lien, de sens.
C’est cela que le collectif s’est promis de protéger : le droit de bien faire, autrement.
Après des mois de travail aux côtés d’architectes, d’urbanistes et des collectivités locales pour démêler une situation administrative complexe et pleine d’incertitudes, nous commençons à entrevoir une issue favorable.
L’évolution des règles d’urbanisme sur la Métropole et l’entrée en vigueur du nouveau PLUi (Plan Local d’Urbanisme intercommunal), compatible avec le projet architectural hors normes du MEMÔ, ouvrent la voie à la validation du permis de construire. Ce précieux sésame permettra au MEMÔ, au premier semestre 2026, de passer du statut d’installation temporaire à celui de lieu pérenne et d’envisager une réouverture durable et tant attendue !
Depuis près de 20 ans, le MEMÔ se développe en dehors des cadres académiques.
C’est plus qu’un lieu : c’est une œuvre partagée, vivante, née de la rencontre entre artistes, technicien·nes et bénévoles. Il vit au gré des expérimentations et des projets, défend l’imagination, la créativité et la différence : une fabrique sensible, de lien, de sens.
C’est cela que le collectif s’est promis de protéger : le droit de bien faire, autrement.
Le MEMÔ contraint d’annuler son festival Michtô :
un lieu culturel unique en recherche de solutions
Maxéville, le 30 juillet 2025,
Après 16 ans de pratiques artistiques partagées, d’expérimentation collective et d’ancrage territorial, le MEMÔ, lieu de création indépendant implanté à Maxéville, se voit aujourd’hui dans l’impossibilité d’accueillir du public. Une situation qui contraint le collectif à une décision difficile : Michtô 2025 n’aura pas lieu.
Pas par manque d’envie.
Pas par manque d’énergie.
Mais parce que les conditions ne sont pas réunies, en si peu de temps, pour maintenir un événement à la hauteur de nos exigences artistiques, techniques et humaines.
Un événement « hors les murs » avait été envisagé, mais malgré l’attention portée à cette idée par la ville de Nancy et la Métropole, les délais sont trop courts et les contraintes trop nombreuses pour garantir sa qualité et sauvegarder l’énergie du collectif.
Un lieu vivant en transition
Le MEMÔ est un espace culturel libre, et non labellisé, un lieu atypique fondé sur l’expérimentation artistique, l’action collective et l’économie solidaire. Son fonctionnement repose sur un équilibre fragile : un tiers de financements publics (subventions de fonctionnement et appels à projets), et deux tiers de ressources propres générées par l’école de cirque (160 élèves hebdomadaires), le festival Michtô, et de nombreux événements organisés sur le territoire.
Ce modèle ne tient que grâce à l’investissement massif et continu d’un collectif de bénévoles, qui accompagnent les projets (la programmation, la logistique, l’accueil et bien plus encore), et permettent de leur donner une couleur et une ampleur exceptionnelle. Leur engagement quotidien est le socle du projet.
Depuis la signature en 2023 d’un bail emphytéotique jusqu’en 2039 avec le Conseil Départemental, le MEMÔ s’est engagé dans une démarche de régularisation urbanistique, en lien avec plusieurs architectes et urbanistes. Un permis de construire est en cours pour le chapiteau en bois, ainsi que pour les autres structures et œuvres qui font l’identité du site.
Un processus administratif en cours, des activités mises en pause
Le 18 juin, une commission de sécurité, diligentée par la Ville de Maxéville, a conclu à la nécessité de suspendre temporairement l’accueil du public, le temps que les procédures de régularisation soient finalisées.
Ce retour administratif s’appuie sur des considérations d’urbanisme (intégration, implantation, accès...), et non sur des problématiques de sécurité immédiate — les précédents rapports de sécurité avaient tous été favorables, et les dernières recommandations techniques peuvent être mises en œuvre rapidement.
Nous sommes pleinement conscients des exigences réglementaires et avons engagé toutes les démarches nécessaires, bien que leur aboutissement nécessite des délais incompressibles.
Une situation fragile, un dialogue à renforcer
Aujourd’hui, nos activités publiques sont à l’arrêt, ce qui met en difficulté :
- le maintien de l’école de cirque (160 élèves réguliers, 300 stagiaires/an),
- la programmation artistique au MEMÔ et sur notre territoire (festival, spectacles),
- l’équilibre économique du projet, la sauvegarde des emplois permanents 3,5 ETP, la poursuite de l’embauche de nombreux intermittents du spectacle (80 professionnels du secteur culturel),
- la continuité des projets menés avec des acteurs du territoire, établissements scolaires, PJJ, SAMIE, CPN…
Nous appelons à un dialogue renforcé et à une collaboration constructive avec la Ville de Maxéville et l’ensemble des collectivités partenaires du MEMÔ, pour trouver ensemble les voies de régularisation adaptées à un lieu aussi singulier.
Un enjeu collectif pour la liberté de créer
Le MEMÔ n’est pas un cas isolé : à travers la France, plusieurs lieux culturels indépendants (Animakt, La Méandre…) traversent des périodes d’incertitude. Ces espaces jouent un rôle essentiel dans la diversité culturelle, l’innovation artistique et la vie sociale des territoires.
À Maxéville, nous avons l’opportunité de construire une solution pérenne, grâce au bail foncier signé avec le Conseil Départemental. Nous croyons qu’un urbanisme concerté et adapté à l’innovation sociale et artistique est possible.
Nos priorités aujourd’hui :
- Trouver des solutions de repli pour les activités de rentrée,
- Obtenir la réouverture progressive des espaces régularisés,
- Renforcer le dialogue avec les partenaires publics pour préserver l’équipe et les emplois,
- Finaliser les démarches administratives en poursuivant nos activités, y compris « hors les murs ».
Contact : [email protected]
Site internet : wwww.le-memo.com